Présente au Sénégal pour les Jeux olympiques de la jeunesse 2026, la délégation israélienne est escortée par ses propres agents de sécurité. Une doctrine systématique depuis le massacre de Munich en 1972. La présidente du Comité olympique israélien, Yael Arad, salue toutefois une parfaite synergie avec les autorités sénégalaises pour offrir un cadre serein à ses jeunes espoirs.
La délégation israélienne présente aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026 est accompagnée de son propre dispositif de sécurité. Une précaution systématique et inamovible depuis l’assassinat tragique de onze membres de la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich, en 1972.
La sécurité des athlètes israéliens ne se négocie pas au gré des destinations. À Dakar, à l’instar de toutes les grandes compétitions internationales à travers le globe, la délégation a fait le déplacement scrupuleusement escortée par ses propres agents de protection rapprochée. Interrogée sur ce protocole d’exception, Yael Arad, présidente du Comité olympique israélien et cheffe de mission aux JOJ, en a rappelé la genèse historique et douloureuse : le massacre de Munich en 1972, au cours duquel onze sportifs et encadreurs de la délégation israélienne ont été tués par un commando terroriste.
« Depuis cet événement tragique, pour chaque compétition, nous voyageons toujours avec notre propre sécurité », a-t-elle expliqué. Cette politique constante s’applique sans distinction à l’ensemble des déplacements internationaux de la sélection, qu’il s’agisse d’épreuves organisées en Europe, en Amérique ou sur le continent africain.
Ce dispositif hautement sécurisé ne signifie pas pour autant un fonctionnement en vase clos. Yael Arad insiste sur l’étroite collaboration nouée avec les forces de défense et de sécurité des pays hôtes. À Dakar, elle s’est félicitée de la coopération fluide avec les autorités sénégalaises, un partenariat qui permet, selon elle, aux jeunes athlètes de se sentir pleinement protégés et de s’immerger sereinement dans leurs épreuves.
Pour la dirigeante sportive, cette couverture sécuritaire relève également d’un devoir moral et d’une responsabilité personnelle envers les adolescents engagés dans la compétition. À cet âge, une première grande joute internationale représente déjà une épreuve sportive et psychologique de taille. La garantie d’une sécurité optimale doit ainsi leur offrir la sérénité nécessaire pour vivre pleinement leur aventure olympique en terre sénégalaise.







