Huit ans après leur rencontre dans un centre d’examen à Adéane, dans la région de Ziguinchor, où il présidait le jury du Baccalauréat auquel elle était candidate, l’histoire d’amour entre M.C. Ngom, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), et son ex-épouse Y.F. Sané a viré au conflit judiciaire. Accusé par cette dernière d’avoir soustrait des bijoux en or estimés à plus d’un million de francs CFA ainsi que des tissus de valeur, l’enseignant comparaissait libre devant le juge.
L’Observateur, qui a assisté au procès, rapporte que les deux anciens conjoints, mariés de 2017 à 2025, se sont opposés à l’audience sur les circonstances de leur séparation et sur le sort des effets personnels laissés au domicile conjugal.
En novembre 2022, peu après la naissance de leur deuxième enfant, Y.F. Sané quitte le domicile de Bandia pour suivre une formation professionnelle de trois ans à Ziguinchor. À la barre, l’enseignant décrit une « épouse désobéissante », estimant qu’elle avait abandonné le foyer sans son accord. C’est durant cette absence que M.C. Ngom s’est remarié et a installé sa nouvelle épouse dans l’ancienne chambre conjugale. Informée de cette situation, Y.F. Sané a engagé une procédure de divorce, prononcé en novembre 2025.
Lorsqu’elle est revenue récupérer ses effets personnels, la plaignante affirme avoir découvert que son ancienne chambre conjugale était désormais occupée par la nouvelle épouse de son ex-mari, ainsi que la disparition de ses bijoux et de plusieurs tissus de valeur. Estimant que ses affaires ont été déplacées à son insu, elle a porté plainte pour vol. Elle réclame la restitution de ses bijoux, qu’elle présente comme un cadeau de sa mère, ainsi que 300 000 FCFA en réparation de la disparition de ses tissus.
M.C. Ngom conteste catégoriquement les accusations de vol. Il affirme avoir simplement déplacé les effets personnels de son ex-épouse afin de les préserver, l’armoire où ils étaient entreposés étant, selon lui, détériorée.
À l’issue des débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi. L’Observateur précise que le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 13 août.








