Au cours du premier semestre de 2026, l’État du Sénégal a mobilisé 2022,6 milliards de FCFA sur le marché intérieur, dont 1698,5 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Uemoa. Pour atteindre les objectifs fixés dans la Loi de finances initiale, il lui reste encore à lever plus de 2100 milliards de FCFA sur le marché intérieur, dont 1053 milliards de FCFA sur le marché régional. Le gouvernement a d’ailleurs déjà arrêté son calendrier d’émissions.
Au cours des trois prochains mois, l’État du Sénégal prévoit ainsi de mobiliser 555 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Uemoa. Selon le calendrier des émissions par adjudication des États membres de l’Union, le Trésor sénégalais compte solliciter 170 milliards de FCFA auprès des investisseurs dès ce mois de juillet, avant de rechercher 225 milliards de FCFA en août, puis 160 milliards de FCFA en septembre.
Ce trimestre s’annonce déterminant. Il permettra au Sénégal de se rapprocher davantage des objectifs de financement inscrits dans la Loi de finances initiale pour 2026. Toutefois, le contexte de marché apparaît moins favorable qu’au début de l’année. Les investisseurs exigent désormais des rendements plus élevés pour souscrire aux émissions souveraines sénégalaises.
Si les levées de fonds de l’État continuent, jusqu’à présent, d’être largement sursouscrites, leur coût ne cesse d’augmenter. À la suite des dégradations successives de la notation souveraine du Sénégal et en l’absence d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI), le Trésor est contraint d’emprunter à des taux de plus en plus élevés, certains ayant récemment atteint jusqu’à 8,09 %.
Cette hausse des taux constitue un défi majeur pour les finances publiques, puisque chaque émission réalisée à des conditions plus onéreuses accroît la charge des intérêts que l’État devra supporter. À terme, une part croissante des recettes fiscales est consacrée au remboursement de la dette.







