La séance plénière consacrée à l’examen du projet de révision de la Constitution s’est ouverte ce lundi 29 juin dans une ambiance particulièrement animée à l’Assemblée nationale. Dès son entrée dans l’hémicycle à 10 h 05, le Président de l’hémycicle, Ousmane Sonko, a été accueilli par les acclamations d’un public enthousiaste installé dans les tribunes. Face à ces manifestations de soutien, les autorités de séance ont rapidement tenu à rappeler les règles en vigueur. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a d’abord invité les occupants des tribunes à ne pas perturber le déroulement des travaux.
Prenant ensuite la parole, Ousmane Sonko a lui-même procédé à un rappel du règlement intérieur. Citant les dispositions de l’article 63, il a souligné que si l’accès aux parties réservées au public est libre, les personnes admises sont tenues d’observer « le silence le plus complet » pendant toute la durée des débats. Le chef du gouvernement a également rappelé qu’il est interdit d’enregistrer, de photographier ou de filmer les séances sans autorisation expresse du bureau de l’Assemblée nationale. Toute personne manifestant bruyamment son approbation ou sa désapprobation s’expose à une expulsion immédiate par les agents chargés du maintien de l’ordre. Il a également insisté sur l’interdiction de l’usage des téléphones portables ainsi que de la consommation de tabac dans la salle des séances et les salles de commission.
Le rappel à l’ordre ne s’est toutefois pas limité au public. S’adressant aux députés, Ousmane Sonko a évoqué l’article 64 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il a rappelé que l’institution est le cadre privilégié du débat démocratique et que celui-ci doit se dérouler dans la sérénité, la courtoisie et le respect mutuel. Selon ces dispositions, les attaques personnelles, les interruptions troublant le déroulement des débats ainsi que les interpellations directes entre collègues sont proscrites. Un message destiné à prévenir tout débordement alors que les discussions sur la révision constitutionnelle s’annoncent particulièrement sensibles.







