C. Ndiaye risque 20 ans de prison ferme. Inculpé pour viol, détournement de mineure et pédophilie sur mineure de 16 ans, ce vendeur de téléphones portables établi à Touba va bientôt passer devant la chambre criminelle de Diourbel. Il est sous mandat de dépôt depuis décembre 2025, renseigne L’Observateur, qui évoque cette affaire dans son édition de ce jeudi.
Auteure de la plainte contre le commerçant, N. Sy, mère de la victime présumée, K. Diop, affirme que le mis en cause a détourné sa fille alors qu’elle l’avait envoyée au centre commercial de Touba pour une course. Dans son récit, la dame affirme que C. Ndiaye a conduit l’adolescente chez un de ses amis et l’a violée sur place.
Joint à la déposition de la plaignante, un certificat médical atteste de déchirures hyménales récentes de vergetures sur le corps de la fille. Entendue par les enquêteurs, cette dernière a confirmé les propos de sa mère.
Interpellé par les gendarmes de la brigade de Touba, C. Ndiaye a rejeté le viol, servant une version diamétralement opposée à celle de son accusatrice. «Selon lui, reprend L’Observateur, c’est K. Diop qui serait venue l’aborder pour lui demander d’échanger son smartphone Samsung contre un Iphone. N’ayant pas d’argent sur elle, la jeune fille lui aurait alors proposé un rapport sexuel en échange du nouveau téléphone. Le commerçant affirme que c’est dans ce contexte qu’ils se sont rendus chez un ami. Mais une fois sur place, la imagine, dont il jure ignorer l’âge, aurait fait volteface.»
Manifestement déterminé à satisfaire son libido, C. Ndiaye ne démord pas, si l’on se fie à sa confession. «C’est alors que je lui ai proposé une simple fellation contre 50 000 francs CFA», affirma-t-il.
L’Observateur raconte que le commerçant ne tardera pas à changer de version lorsque les enquêteurs lui ont soumis les résultats de l’examen gynécologique qui l’accable. «Il a laissé entendre que K. Diop avait l’habitude de se prostituer et que ses collègues commerçants se la passaient pour satisfaire leur libido», relaye le journal, non sans signaler que le mis en cause n’a pu prouver ces graves allégations.
Après deux jours de garde à vue, C. Ndiaye sera déféré au parquet, inculpé et envoyé en prison en attendant son jugement devant la chambre criminelle. Il reste gros : 20 ans ferme.







