La ville de « Mbossé Coumba Ndjiguène » a été choisie pour abriter la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose (JMT). Axée sur le thème « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose : s’engager, investir, agir », cette édition a lancé un appel fort à la responsabilité collective. L’événement a mis l’accent sur le renforcement du dépistage et de la prise en charge, avec des plaidoyers pour une mobilisation accrue contre la maladie.
À cette occasion, des révélations préoccupantes ont été faites sur la situation épidémiologique locale. Au niveau de la région de Kaolack, une prévalence de 800 cas a été enregistrée, causant malheureusement 24 décès.
La cérémonie, présidée par l’adjoint au gouverneur en charge du développement, Mamadou Abib Camara, a vu la participation de nombreuses autorités sanitaires et administratives. Prenant la parole, M. Camara a rappelé une réalité mondiale alarmante : « Nous sommes réunis pour rappeler une réalité préoccupante : la tuberculose demeure l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde. En 2026, plus de 10 millions de personnes ont contracté cette maladie et environ 1,3 million en sont décédées ».
Le défi des « cas manquants » au Sénégal
Au niveau national, malgré des progrès significatifs, le combat est loin d’être gagné. En 2025, 16 158 nouveaux cas ont été notifiés au Sénégal. Toutefois, le défi majeur reste celui de la détection : environ 4 825 cas attendus (soit près de 23 %) échappent encore au système de santé, constituant un obstacle de taille pour l’éradication de la pathologie.
« Conformément aux orientations du président de la République, l’État du Sénégal a mis en œuvre le Plan stratégique intégré 2026-2030. C’est un cadre ambitieux qui place la personne au centre, renforce l’intégration des services, accélère la digitalisation et consolide notre souveraineté sanitaire », a souligné l’adjoint au gouverneur.
Un renforcement budgétaire de 500 millions de FCFA
Cet engagement étatique se traduit par des actes concrets. En 2025, le budget alloué au Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) a été renforcé par une enveloppe supplémentaire de 500 millions de francs CFA. Une augmentation significative qui témoigne de la volonté du gouvernement d’intensifier la riposte sur l’ensemble du territoire.
Le représentant du ministre de la Santé, le Docteur Ousmane Cissé, directeur général de la Santé, est également revenu sur la dangerosité de cette pathologie. Il a notamment souligné qu’en 2025, la tuberculose a fait plus de victimes que le Mpox ou le paludisme, rappelant ainsi l’urgence d’agir vite et de manière coordonnée.











