Accusé de viol, pédophilie et détournement de mineure sur la petite N. I. Seck, âgée de 7 ans, O. Mbaye, un marchand de 41 ans en détention depuis mars 2020, a comparu mardi devant la Chambre criminelle.
À la barre, l’accusé a nié en bloc, criant au complot. Pour se disculper, il a tenté de salir la réputation de la mère de la victime, la présentant comme une ancienne maîtresse qui venait fumer dans sa chambre, tout en affirmant que l’enfant n’avait jamais franchi le seuil de sa pièce. Suivant sa mère, «elle restait sagement sur le perron», insiste-t-il, repris par L’Observateur.
Le ministère public, cité par le journal, a balayé cette thèse, rappelant l’état de l’enfant qui, le jour du drame, est rentrée chez elle « en boitillant, se plaignant de douleurs atroces en urinant ». Le procureur s’est appuyé sur un certificat médical faisant état d’un « traumatisme vulvaire récent ». Pour lui, le doute n’est pas permis : « Même s’il n’y a pas eu défloration hyménale, l’agression sexuelle est matérielle. Une enfant de 7 ans ne peut inventer de tels détails. »
Un témoignage sème toutefois le doute : celui d’une coiffeuse, établie au quartier Wakhinane de Pikine, chez qui la fillette aurait passé cinq heures (de 15h à 20h) le jour des faits pour se faire tresser. Selon cette dernière, l’enfant n’aurait manifesté aucun signe de douleur ni de gêne physique. S’appuyant sur ce témoignage et celui de la tante de l’accusé qui jure que la fillette n’est jamais entrée dans la chambre, la défense a plaidé l’acquittement.
Le délibéré est fixé au 3 mars prochain, complète la même source.









