Le Premier ministre, Ousmane Sonko, déroule sa seconde journée de visite officielle au Maroc. Journée qu’il a mise à profit pour lancer, dans la matinée, le forum économique Sénégalo-marocain. Face aux autorités publiques marocaines et les membres des secteurs privés des deux pays, Ousmane Sonko a levé le voile sur les carences de la relation économique entre les deux pays.
Pour le premier ministre sénégalais, malgré la richesse du cadre juridique de cette coopération économique, «le volume de nos échanges et la structure de notre partenariat ne reflètent pas encore le niveau qui correspond aux attentes légitimes de nos peuples». Il souligne, par exemple, qu’en 2024, le volume global des échanges entre le Maroc et le Sénégal est évalué à près de 286 millions de dollars et sur les 11 premiers mois de 2025, ils se sont établis à 307 millions de dollars.
«Ces chiffres montrent que notre relation économique est en progression, mais encore en deçà, et largement en deçà de son potentiel stratégique. Ils nous disent surtout que la marge de progression est importante si nous changeons d’échelle et de nature», a indiqué le chef du gouvernement à l’assistance.
“Nous ne voulons pas simplement acheter et vendre…”
Ce que veut Sonko, c’est de passer d’une relation économique encore largement centrée sur des flux commerciaux à une relation plus mature. Celle qui sera fondée sur la complémentarité productive, la coproduction, la transformation locale avec une intégration des chaînes de valeurs des deux pays. «Nous ne voulons pas simplement acheter et vendre. Nous voulons produire ensemble, investir ensemble, transformer ensemble, exporter ensemble et avant tout, consommer d’ailleurs ensemble», propose-t-il.
Ousmane Sonko a formulé la volonté de dynamiser le commerce sur une base plus équilibrée à travers la mise en place d’un comité commercial mixte et des échanges d’informations économiques et commerciales. Ce, pour mieux connaître «nos marchés respectifs», dit-il. Il a, ensuite, rappelé l’importance accordée à la ZLECAF, qui pourrait donner à la coopération bilatérale, une envergure plus continentale.









