La finale entre le Sénégal et le Maroc a renvoyé une triste image du football africain, avec des décisions arbitrales scandaleuses et autres faits avant le match. Malgré tout, le Sénégal a fini par l’emporter sur le pays organisateur. Mais pendant que le peuple sénégalais et ses dirigeants vivent un moment euphorique avec cette deuxième étoile, la Fifa, la Caf et le Maroc semblent s’organiser pour faire porter le bonnet d’âne aux Lions de la Téranga. Une posture qui appelle, de la part du Sénégal, une stratégie immédiate de riposte contre la réécriture de l’histoire.
Depuis dimanche, en effet, les instances du football africain et mondial, ainsi que le pays hôte, multiplient les sorties pour désigner le Sénégal comme coupable de ce qui est arrivé. Un communiqué de la Caf, une déclaration de Gianni Infantino, président de la Fifa, la conférence de presse du sélectionneur marocain, Walid Regragui, ainsi que la plainte de la fédération marocaine contre le Sénégal auprès des instances sont autant d’actes visant à incriminer les Lions.
Or, dans cette affaire, le Sénégal est bien la victime et non le coupable. Les coupables ont pour noms : Caf, Fifa, Maroc et Jean-Jacques Ndala, le Congolais arbitre de la rencontre, qui se confond d’ailleurs ici avec les instances de football. Le Sénégal a d’abord subi pas mal de sabotages avec l’accueil chaotique de l’équipe à Rabat, les problèmes d’hôtellerie, de stade d’entraînement et de billetterie. Il a fallu protester officiellement pour améliorer la situation. Et comme si cela ne suffisait pas, voici que l’arbitre décide que la Coupe devait rester au Maroc à travers une double décision incompréhensible. Sans compter l’attitude du prince Moulay Rachid quand il fallait remettre la coupe à Kalidou Koulibaly, le capitaine des Lions.









