Reddition des comptes : Ousmane Sonko insiste sur le « temps de la Justice » et la célérité des procédures
Le Premier ministre Ousmane Sonko est revenu à l’Assemblée nationale sur l’état d’avancement des réformes institutionnelles et sur les attentes en matière de reddition des comptes. Il a rappelé que les transformations en cours trouvent leur origine dans le dialogue politique, dont la Commission dédiée a déjà remis son rapport au chef de l’État. Celui-ci devrait, selon lui, « faire le nécessaire » dans les délais prévus.
Interpellé sur la lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de respecter le rythme propre à la justice. « Le temps de la justice n’est pas le temps des hommes. Les dossiers seront traités dans un délai raisonnable, avec rigueur et sérieux ». Il souligne que le gouvernement n’entend pas précipiter les procédures au risque de donner l’impression de régler des comptes. Toutes les affaires devront être instruites « avec des preuves palpables ».
Pour autant, il juge indispensable que la justice fasse des efforts pour concilier rigueur et célérité, rappelant qu’on ne peut maintenir une personne des mois en détention sans preuves, sous prétexte d’une instruction prolongée. Il a également insisté sur la neutralité de l’exécutif : « Nous ne nous immisçons pas dans les dossiers, mais nous avons le droit de veiller au bon fonctionnement de la justice ».
Le Premier ministre a tenu à clarifier le fonctionnement institutionnel concernant les rapports de l’Inspection générale d’État (IGE). Placée sous la tutelle de la Présidence, l’IGE reçoit des ordres de mission du chef de l’État. Après dépôt du rapport définitif accompagné de sa note complémentaire, le Président peut décider d’en approuver ou non les recommandations.
Une fois le rapport validé, le Président est dessaisi, et l’exécution revient au Premier ministre. Un Bureau de suivi, dirigé par un inspecteur général d’État, est chargé d’assurer la mise en œuvre. Le Premier ministre s’est dit déterminé à transmettre tous les rapports aux ministères concernés : « Même si mon propre frère était épinglé, je transmettrais le rapport ». Pour lui, la transparence et la bonne gouvernance constituent le premier combat à gagner.








